Fin janvier, SGD Pharma, leader mondial de l’emballage primaire en verre pour l’industrie pharmaceutique, a lancé un essai de deux semaines avec des brûleurs fonctionnant à 100 % à l’hydrogène pour une production de verre à l’échelle industrielle. Mené sur le site de pointe de Saint-Quentin-Lamotte (SQLM) en France, cet essai a été un franc succès et nourrira la feuille de route de décarbonation de SGD Pharma, qui vise une réduction des émissions de CO2 de 35 % en 2030 et de 65 % en 2040 par rapport à 2020.

Pendant l’essai, jusqu’à 50 % des brûleurs de SQLM ont été convertis pour fonctionner avec une combustion combinant hydrogène et oxygène, en remplacement de l’oxygaz utilisé jusque-là. Les brûleurs à hydrogène ont assuré environ 75 % du volume total de gaz de combustion. Air Liquide a accompagné SGD Pharma tout au long des essais, en fournissant les équipements et l’hydrogène ainsi qu’une assistance technique et son expertise. Les excellents résultats obtenus confirment la possibilité de recourir à l’hydrogène pour décarboner la combustion de nos fours.

SGD Pharma entend mener la décarbonation de l’industrie du verre pharmaceutique, et cette étape n’est que la dernière en date d’une feuille de route ambitieuse. Son Directeur général Olivier Rousseau explique : « Nous travaillons avec la Science Based Targets initiative (SBTi) sur la réduction des émissions de CO2 de nos cinq sites verriers — SQLM en France, nos deux autres usines européennes, ainsi que nos sites indien et chinois — et nous avons élaboré une trajectoire de décarbonation 1,5 °C avec validation des objectifs. Dans ce cadre, nous reconstruisons actuellement l’un des fours de SQLM, ce qui augmentera de 40 % sa part d’électricité. Les brûleurs à hydrogène testés nous aideront à atteindre nos objectifs SBTi et à poursuivre l’investissement sur notre site de SQLM, l’usine de verre de qualité pharmaceutique la plus avancée au monde, tout en modernisant nos autres sites dans plusieurs régions. »